Carole Achache

Carole ACHACHE †

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L’écrivaine Carole Achache, dont nous avons le regret d’annoncer le décès en 2016, a connu Violette Leduc lorsqu’elle était enfant au début des années 60. Elle est la fille de son amie intime, Monique Lange. Carole témoigne, ce vendredi 17 octobre, lors de la table ronde consacrée aux paroles d’écrivains, de son rapport personnel à Violette. Avec beaucoup de verve et d’humour, elle se souvient de son effroi et de sa fascination lorsqu’elle vit pour la première fois cette « bonne femme », une Violette totalement déjantée, brisée par la dépression, une Violette telle qu’elle se présente elle-même dans la Folie en tête et La Chasse à l’Amour. Carole l’évoque avec une émotion contenue tout en suggérant les liens ténus entre l’influence cette « figure » et sa propre carrière d’écrivaine…

René de Ceccatty dans un article du Monde en 2011 rappelle, à l’occasion de la sortie de l’ouvrage que Carole Achache consacre à sa mère, Fille de :

 Violette Leduc, dans La Chasse à l’amour (Gallimard, 1973), avait tracé d’elle un portrait à la fois admiratif, magnifique et cruel. « Monique déplace beaucoup d’air pour ceux qu’elle aime. Elle apparaît, elle remue l’atmosphère. Elle vous accueille, c’est une bouilloire en ébullition dont le couvercle est prêt à sauter. Monique arrive, elle lime vos épines, elle émousse la pointe de vos clous. Elle arrondit. C’est une réconciliation avant son bonjour. »

 Carole Achache qui, enfant, a connu Violette Leduc, répond par un portrait de l’auteur de La Bâtarde (Gallimard, 1964), à sa manière. Elle raconte des souvenirs où Violette n’était guère à son avantage : jérémiades, minauderies, manipulations, insistances, harcèlements, démonstrations pénibles. Mais Carole Achache révise son jugement sévère de petite fille agacée par l’invasion d’une névrosée histrionique. Elle lit l’oeuvre de Violette Leduc et « jubile ». « Je rencontre un grand écrivain. Pour moi, c’était une cinglée, un auteur secondaire. Elle est remarquable. Violette se ré approprie sa vie. Témoin d’une époque et de sa folie, mais aussi de sa relation maladive avec sa mère. »

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