Séminaire de l’ITEM. session Violette leduc 14 octobre


Le séminaire consacré à Violette Leduc a eu lieu le samedi matin 14 octobre à Paris. ENS, rue d’Ulm.

Voir le résumé des interventions: Séminaire du 14 oct 2017 (1)

Les quatre interventions abordaient, comme il se doit, l’oeuvre de Violette Leduc dans une perspective généticienne. Olivier Wagner étudiait les extraordinaires portraits de Sartre peints par l’auteure dans les états manuscrits de La Folie en tête. Il mettait ainsi en valeur l’enthousiasme initial de l’admiratrice de Sartre qu’était Leduc, puis le travail d’élimination, en vue de la publication, de ce qui pouvait être trop lyrique, notamment sur le thème de la laideur et du strabisme du philosophe. Mireille Brioude s’attaquait à l’intégralité du cahier manuscrit de l’Affamée, offert à Jacques Guérin en octobre 1947. Elle y décelait un gommage systématique des frontières narratives aboutissant à un texte publié, celui que nous connaissons, où l’imaginaire ne semble plus avoir de bornes mais qui s’avère finalement totalement maîtrisé et reconstruit. Anaïs Franz s’interrogeait dans une perspective sociologique et littéraire sur ce que signifiait être femme et écrire, à une époque où accéder à la visibilité revenait à s’exposer aux multiples jugements et même aux invectives de ses contemporains. Beauvoir en avait fait courageusement l’expérience et Violette Leduc lui emboîtait le pas en offrant aux lecteurs une oeuvre d’avant garde. Enfin Alison Péron proposait une mise en lumière des précieux cahiers de Ravages actuellement à l’IMEC par le biais de la figure d’Isabelle. Une figure à la fois originelle et récurrente, dont les avatars, Marc et Cécile dans l’oeuvre publiée, ne sont que de pâles réécritures.

Parution: Ouvrage de Sandrina Joseph

OBJETS DE MEPRIS, SUJETS DE LANGAGE

Par Sandrina JOSEPH

Injurier pourrait-il être un acte d’émancipation? C’est à cette question que tente de répondre Sandrina Joseph lorsqu’elle examine l’injure comme mode d’usurpation langagière au féminin en s’appuyant sur ses lectures des textes de Violette Leduc, Annie Ernaux, France Théoret et Suzanne Jacob, textes dans lesquels sont mises en œuvre différentes stratégies injurieuses.

Aux Editions XYZ, Montréal.

Publication : sur Thérèse Plantier

Thérèse Plantier: amie-ennemie de Violette… Consultez la page « amitiés d’hier »

Notice de Jean-Claude Arrougé: Poète, essayiste, romancière, Thérèse Plantier (1911-1990) aura beaucoup dérangé par son franc-parler, ses audaces provocatrices, son refus de compromis avec les institutions, ses critiques lucides et aiguës, son insoumission. Comme l’écrit Jean Rousselot, elle s’est « imposée par un irrespect total des genres et des manières, et une espèce de frénésie verbale dont seul un Benjamin Péret a pu nous donner l’équivalent ». C’est cette personnalité sans concessions que nous fait découvrir Marie-Christine Brière grâce aux nombreux témoignages et entretiens réunis dans cet ouvrage.

 

Catherine Florian sur France Culture

Les Nouvelles vagues à partir du lundi 15 mai:

Avec (en duplex depuis Bordeaux) Viviane Albenga, sociologue du genre, maîtresse de conférences dans la spécialité « Métiers du livre » (IUT de Bordeaux), auteure de S’émanciper par la lecture. Genre, classe et et usages sociaux des livres (PUR, avril 2017) ; avec Catherine Florian, libraire, co-fondatrice avec Christine Lemoine de Violette and Co (Paris 11), une librairie engagée dans les réalités et les imaginaires lesbiens, gais et trans, et toutes les questions de genre. Nous échangeons sur la lecture comme possible vecteur d’émancipation, tant à l’échelle intime que collective.